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Filières céréales et niébé: Des réflexions pour restructurer le comité interprofessionnel


En collaboration avec des experts du Millenium Challenge Corporation (MCC), les acteurs impliqués dans le processus d’élaboration du deuxième compact ont organisé, le jeudi 29 juin 2017, à Ouagadougou, un atelier d’information pour partager les résultats provisoires de leur étude.
Le Burkina Faso a été déclaré éligible en décembre 2016 pour bénéficier d’un deuxième compact du Millenium Challenge Corporation (MCC). Les acteurs sont déjà à l’œuvre pour identifier les secteurs et déterminer les projets qui seront financés par cet «ambitieux» programme du gouvernement américain. Pour donner une vue globale du MCC, approfondir l’analyse menée par l’Unité de coordination de la formulation du deuxième compact (UCF-Burkina) et présenter l’étape d’analyse des contraintes, un atelier d’information a été organisé, le jeudi 29 juin 2017, à Ouagadougou. Ce conclave, selon le représentant du ministre en charge des infrastructures, Paul Yaogo, doit susciter la participation, l’adhésion et la contribution de toutes les parties prenantes au processus en cours et à la mise en œuvre du compact. A l’entendre, de concert avec des experts du MCC, l’UCF-Burkina, chargé de l’étude, a déjà abattu un travail important d’analyse des contraintes structurelles et majeures qui freinent l’investissement privé et la croissance économique. Le coordonnateur national de l’UCF-Burkina, Samuel Kaboré, de confirmer que son équipe a également rédigé un document qui prend en compte divers secteurs dont les infrastructures routières et énergétiques, la santé, l’éducation, la croissance économique, la gouvernance politique… «C’est sur la base de ce document que nous allons arrêter les projets qui seront financés par le deuxième compact du MCC», a-t-il confié. Pour le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Burkina Faso, André Young, le renouvellement de la confiance du gouvernement américain au Burkina Faso, à travers ce programme bilatéral, n’est pas anodin.  «L’exécution réussie du premier compact a motivé le MCC à revenir à la charge», a-t-il soutenu, avant de poursuivre : « C’est d’ailleurs une priorité pour le gouvernement américain de soutenir la croissance économique inclusive en vue de lutter contre la pauvreté ».
En cohérence avec le PNDES
Aux dires de la responsable des opérations du MCC en Afrique, Melissa D. Ho, ce nouvel engagement est la preuve que Ouagadougou et Washington entretiennent d’excellentes relations. Convaincu que le compact en projet aura un impact positif sur la vie des burkinabè, M. Young a exhorté les participants à des échanges fructueux. Le représentant du ministre en charge des infrastructures les a invités à des débats constructifs. Ce qui, selon lui, va permettre de produire un document riche de projets structurants répondants aux critères d’investissements du MCC et cohérents avec le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le diplomate américain a, par ailleurs, salué la détermination du peuple burkinabè à «combattre la pauvreté». Le processus d’élaboration du compact par l’UCF-Burkina en collaboration avec le MCC a débuté en mars 2017 et va s’étendre sur deux ans. Quant à sa mise en œuvre, elle va s’étaler sur cinq ans. Créé en 2004, le MCC est un partenariat américain avec les pays qui ont réalisé des performances dans les domaines de la bonne gouvernance politique, de la création d’un environnement favorable à l’initiative privée et du secteur social. Elle est conduite par le Millenium Challenge Account, un fonds de développement bilatéral.
 Joanny SOW
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