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Éliminer les mutilations génitales féminines d’ici 2030: l’Afrique s’engage à partir de Ouagadougou


Depuis ce lundi 22 octobre 2018 et ce jusqu’au jeudi 25 octobre se tient à Ouagadougou la conférence internationale sur l’élimination des Mutilations génitales féminines (MGF)  sur le theme: »«Galvaniser les actions politiques en faveur de l’élimination des mutilations génitales féminines en Afrique d’ici 2030». Elle est organisée par le ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille en collaboration avec l’Union africaine (UA), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Cette conférence marque le lancement officiel d’une campagne mondiale pour l’élimination de la pratique. L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, représentant Son Excellence le président du Faso.

Durant ces quatre jours, les différentes personnalités , la quarantaine de pays et  les 300 participants dont des épouses de chefs d’Etat présents à cette conférence vont réfléchir sur les stratégies novatrices à mettre en oeuvre dans la dynamique de l’élimination des mutilations génitales féminines dans nos pays.

Au Burkina, on le sait, grâce à la synergie d’action entre l’Etat burkinabè, ses partenaires techniques et financiers, les leaders communautaires et associatifs, le Pays des hommes intègres a enregistré une baisse remarquable du taux de prévalence de la pratique de l’excision. En effet, le taux de séro-prévalence a baissé de 8 points de pourcentage passant de  75,8% à 67,6% pour les femmes de 15 à 49 ans et de 13,3% en 2010 à 11,3% en 2015 pour la tranche d’âge des filles de 0 à 14 ans.

Selon madame la ministre Laurence Ilboudo, ces résultats encourageants sont à mettre à l’actif de l’engagement personnel du président du Faso, Roch March Christian Kaboré, « Champion mondial » de la lutte contre les MGF et de son épouse, Sika Kaboré, présidente d’honneur du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE) et ambassadrice de bonne volonté du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants( CIAF)

En dépit de cette baisse, le Burkina Faso n’est pas à l’abri de cette pratique rétrograde à laquelle 68 millions de filles et de femmes pourraient être exposées avant 2030 dans le monde», a indiqué la ministre burkinabè de la femme, de la solidarité et de la famille, madame Laurence Ilboudo avant d’inviter les autorités à toujours les accompagner, car, des défis restent à relever pour une éradication totale du phénomène au « pays des Hommes intègres ». A cet appel, le premier ministre a promis le soutien total de son gouvernement afin de mettre définitivement fin à une pratique ancestrale qui porte atteinte aux droits des femmes burkinabé

plus de 200 millions de femmes et de filles qui sont soumises à cette expérience des MG et environs 5,3 millions ont été sauvées et ont reçu des soins et de protection.

Dans son intervention, madame Fatoumata N’Diaye, directrice générale adjointe de l’UNFPA,a indiqué qu’il y a plus de 200 millions de femmes et de filles qui sont soumises à cette expérience des MG et environs  5,3 millions ont été sauvées et ont reçu des soins et de protection

Les différents acteurs impliqués dans la lutte contre l’excision se sont prononcés sur la question et ont tous dit non aux pratiques  néfastes de l’excision et à la violation des droits humains reconnus à la femme

Fulbert BOUGMA

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