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Côte d’Ivoire-Burkina : Tout est fin prêt pour le VIème TAC !


En prélude au VIème Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC), le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a effectué une visite de travail au Burkina. Plusieurs domaines de coopération ont été passés au peigne fin en vue de la prochaine Conférence au sommet, les 17 et 18 juillet prochain.

 

« Echanges très fructueux ». Propos du Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, à l’issue des travaux qui se sont déroulés à huis clos. Les échanges entre les deux Premiers ministres ont porté sur plusieurs points. A ce titre, on retient entre autres, les dossiers relatifs à la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou (il est ressorti que des avancées ont été enregistrées de part et d’autre, notamment par la partie ivoirienne), le projet de réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao.

En ce qui concerne la fourniture d’électricité que la Côte d’Ivoire s’est engagée à fournir au Burkina, l’on note qu’elle est conséquente et le Burkina a demandé encore plus. Sur ce point, les parties se réjouissent que le Côte d’ivoire ait même dépassé ce qui a été demandé pour atteindre 83 Mégawatts (au dernier sommet, le Burkina avait demandé une augmentation de 70 à 80 Mégawatts). Mieux, dès le premier trimestre de 2018, l’offre pourra atteindre 90 Mégawatts.

Sur l’affaire « Mont Péko », le Premier ministre burkinabè note des avancées notables, grâce à la manière concertée par laquelle la question a été traitée (comme convenu au dernier sommet en 2016). A ce jour, dit-il, il reste des « questions résiduelles » ;

 

les deux pays s’étant engagés à régler cette question de façon fraternelle, rappelle Paul Kaba Thiéba.

Le volet sécuritaire a également été abordé et il ressort de réelles satisfactions, selon les conclusions du travail.

Cette session préparatoire a aussi décidé de la mise en place d’un cadre de concertations entre les deux Chefs de gouvernement afin de suivre l’état de mise en œuvre des décisions sur la base des rapports soumis par le comité technique. « Il est important que nous puissions suivre de près le plan d’exécution de ces décisions, c’est pourquoi il faut que les deux Chefs de gouvernements puissent se rencontrer de manière périodique pour suivre l’état d’avancement des travaux », a annoncé Paul Kaba Thiéba.

Avant la clôture des travaux, le Premier ministre ivoirien a été reçu en audience par le Président du Faso, Roch Kaboré. Pour Amadou Gon Coulibaly, il s‘est agi pour lui de transmettre les salutations fraternelles du Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, au président Kaboré. Les deux Chefs de gouvernement ont ensuite fait le point des travaux et arrêter l’ordre duprochain Sommet.

Pour M. Coulibaly, cette réunion était utile. « J’ai trouvé que cette réunion était utile avant la réunion des gouvernements le 17 juillet et le sommet des chefs d’Etat le 18 juillet. En effet, nous avons pu identifier quelques points sur lesquels il y avait un travail complémentaire à faire pour nous accorder afin de les soumettre aux présidents. Cette séance de travail a vraiment été fructueux », a expliqué le Premier ministre ivoirien. Il note également que les engagements qui ont été pris lors du Vème TAC ont été remplis par la Côte d’Ivoire. « Je dirais, légèrement dépassés » et la Côte d’Ivoire est disposée à poursuivre dans cet élan. « Je suis persuadé que les Burkinabè et les Ivoiriens savent qu’ils ont un destin commun et qu’ils travailleront à ce qu’il soit plus lumineux », a-t-il prôné.

La question de l’extradition de l’ancien président, Blaise Compaoré, a été soulevée par les journalistes, elle a consisté à savoir si le sujet a été évoqué et que la Côte d’Ivoire est prête à l’extradition au nom de cette cooptation. En réaction, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a indiqué que les questions judiciaires appartiennent à la justice. Pour lui, il s’agit ici d’une rencontre de l’exécutif et il ne leur appartient pas de s’ingérer dans les questions de justice. « Les questions de justice relèvent de l’institution judiciaire. Nous relevons de l’exécutif », a-t-il dit. Pour lui, la justice doit rester indépendante, sans ingérence ni de l’exécutif ni du politique. « Les questions que nous avons évoquées sont celles qui touchent au développement, à l’intégration économique, à la culture, etc. », a poursuivi M. Thiéba, soutenant par son homologue qui a rappelé que le TAC a été signé depuis 2008 (juillet), et qu’avant comme après, la coopération entre les deux Etats est bonne et continuera d’être bonne et les parties sont-là pour renforcer cette coopération dans l’intérêt des deux peuples.


Lefaso.net

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