.
.

L'actualité, en toute intégrité

.

CAN 2019-Débâcle de la Côte d’ivoire face au Maroc : CAMARA n’est pas RENARD…l’ombre de Gervinho plane


C’est dans ce genre de circonstances que l’on se rend compte du niveau réel des techniciens en charge des sélections nationales de Football. Annoncé comme un match de revanche, la confrontation Côte d’ivoire-Maroc de ce Vendredi 28 Juin 2019, lors de la deuxième journée de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations en Egypte, révélait, au-delà du score final, la perplexité dans laquelle nous laisse jusqu’à preuve du contraire le choix de CAMARA Ibrahim, en tant que sélectionneur de l’équipe nationale de la Côte d’ivoire.

Disciple de la tactique rigoureuse du football classique, le sélectionneur Ivoirien ne s’est visiblement pas embarrassé de fioriture pour aligner son système de jeu traditionnel. Un schéma d’école, qui de toute évidence, bute très rapidement contre ses limites, dès lors que l’on est amené à disputer une compétition internationale du niveau de la CAN. Les premiers instants de la rencontre ont très vite fait d’exalter les supporters Ivoiriens. Avec, ce but manqué d’un cheveu par le nouvel artificier des éléphants de Côte d’Ivoire, le buteur d’Aston Villa, Jonathan KODJIA, le mirage d’une machine Ivoirienne bien huilée tactiquement a vite fait d’emballer le pays. Mais, il aura fallu prolonger de peu le déroulement du match pour comprendre qu’Hervé RENARD, en homme expérimenté des compétitions de haut niveau et en particulier de la CAN qu’il a d’ailleurs remporté avec la Côte d’Ivoire, dans son ossature actuelle, à quelques changements près, avait minutieusement préparé ses poulains à prendre de revers le dispositif de CAMARA Ibrahim, beaucoup plus innocent dans ce genre d’explications.

Durant toute la première période, les joueurs Ivoiriens, bien que généreux dans l’effort, n’ont pu trouver le sésame pour déstabiliser le plan du technicien Français qui n’attendait que le break, après l’ouverture du score par son commando à la 23ème minute, suite à un exploit individuel d’Amrabat, qui sert idéalement En-Nesyri pour la conclusion en beauté. Au fil des minutes, et malgré quelques réactions d’orgueil qui auraient tout de même pu récompenser le volontarisme affiché, mais maladroit des coéquipiers de Serge AURIER, le dispositif Ivoirien vole littéralement en éclat, sous le regard impuissant d’un coach qui n’arrive pas à cerner le schéma dans lequel s’inscrit son homologue du Maghreb. C’est fait, la Côte d’Ivoire est noyé et cette situation ira s’aggravant grâce à la fébrilité technique de l’ancien sociétaire de l’Africa Sports d’Abidjan. Déboussolé par la stratégie du technicien Français, CAMARA Ibrahim s’illustrera de la manière la plus éloquente en faisant accélérant coup sur coup ses changements, qu’il épuisera brilliamment à la 68èmeminute de jeu, alignant dans la foulée Wilfried BONY, alors que Jonathan KODJIA, chargé de la finition souffrait déjà cruellement d’un manque de ballon, l’entrejeu Ivoirien étant quasi-inexistant. Que faisait ZAHA sur le banc ? Puisqu’on a refusé obstinément de faire appel à l’expérience de YAO Kouassi Gervais pour des raisons assez obscurs.

Résultat de ce manque de vision, le jeu Ivoirien stagne, s’étiole…chacun y va de sa lecture du jeu…et le ‘’Renard’’ ricane face à des joueurs ivoiriens, incapables de dérouler leur talent. En pareilles circonstances, les Ivoiriens avaient l’habitude de voir se démarquer un ou deux joueurs, capables à eux seuls de changer subitement la physionomie d’une rencontre. On se souvient encore, rien que les deux dernières décennies, de personnages tels que Aruna DINDANE, Kader keita, Didier DROGBA, Yaya TOURE…ou encore, un certain, Gervinho, le Jaguar national, dont l’absence s’est faite omniprésente au cours des 90 mns de jeu. Sur ce coup, là, il n’y avait personne. Aucun élément pour faire de la fixation sur les joueurs Marocains. Sans la dextérité et le patriotisme du portier, GBOHOUO Sylvain, il est clair que la punition aurait été plus sévère.

Cette défaite, il faut le dire, ne saurait en aucun cas remettre en cause la qualité des joueurs, mais au-delà du match, il se jouait un duel entre le maître et l’élève, entre Hervé RENARD et son second adjoint lors de la CAN 2015…Défaite n’étant pas fatalité, l’homme qui ne voulait pas de Gervinho gagnerait à mieux revoir sa copie, pour le bonheur de toute la Côte d’ivoire…

Raoul MOBIO, Netafrique.net

Share Button

Avis

  • Total Score 0%
User rating: 0.00% ( 0
votes )



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *